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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 21:00



Depuis que j’ai quitté le CHU de Grenoble pour travailler en intérim (et retrouver le contrôle de ma vie...), je fais le tour des maisons de retraite de mon agglomération, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l'on est en droit de s’inquiéter à très court terme pour l’avenir de nos anciens, et notamment les plus dépendants d’entre eux.


Certains d’entre vous ont peut être vu le reportage des « Infiltrés » sur France 2, dans lequel une journaliste se fait passer pour une auxiliaire de vie, et filme le quotidien d'un établissement en caméra cachée. On peut y voir des personnes âgées en mal d’écoute, ayant l’impression de vivre « comme des animaux ». Le reportage présente notamment des scènes d’agressivité entre personnel et résidents, et des conditions de sécurité insuffisantes.


Ce reportage a pu vous choquer, c’est compréhensible, néanmoins, sachez qu’il reflète réellement ce qui se passe au quotidien dans nos maisons de retraite. Et l'on ne prend pas le chemin d’une amélioration, bien au contraire…
Je vous propose une petite analyse de la situation actuelle, et des origines du "malaise".



Comment expliquer de telles conditions de séjour dans les unités gériatriques ?



- Rappelons tout d'abord les spécificités du travail auprès des personnes âgées...


Tout comme la grossesse, le vieillissement n'est pas en soi une maladie ! Mais il apporte son lot de "désagréments", variables selon les personnes : 

           - diminution du tonus musculaire
           - troubles de la continence urinaire et fécale
           - troubles de la déglutition
           - troubles sensoriels (perte d'acuité visuelle, auditive, tremblements des mains)
           - troubles cognitifs (pertes de mémoire, désorientation, déambulation...)

Au quotidien, pallier à ces troubles passe par une foule de petits détails, qui ont leur importance, car lorsque la santé est plus fragile, le moindre "bobo" peut avoir des conséquences dommageables et durables.

Exemple 1 : l'importance de sècher parfaitement les "plis cutanés" lors de la toilette (sous les aisselles, plis de l'aine, entre les orteils...) afin de prévenir la macération et l'apparition de mycoses.

Exemple 2 : l'importance de changer de position toutes les 3 heures les personnes alitées grabataires, et masser les points d'appui, afin de prévenir l'apparition d'escarres (plaies extrêmement douloureuses et dont la cicatrisation est ensuite longue et difficile).

Contrairement aux idées reçues, le travail en gériatrie requiert donc une bonne formation, de la rigueur et de la méticulosité.


- Une pénibilité du travail qui favorise l'épuisement physique et psychologique des soignants


La pénibilité physique réside dans la répétition des soins d'hygiène et d'aide à la mobilisation : les aide-soignants (ou auxiliaires de vie "faisant fonction") sont souvent seuls pour tourner les personnes dans leur lit, ou les lever dans leur fauteuil. Il existe des lève-malades électriques, encore faut-il que la structure ait les moyens d'en acheter un, et le cas échéant, qu'il soit en état de marche (le faire réparer prend invariablement des semaines, allez savoir pourquoi...).

Comme actuellement les effectifs sont réduits au minimum pour raisons budgétaires, disons le clairement, les toilettes du matin sont réalisées à la chaine. Avec pour conséquence une augmentation des risques de troubles ostéo-articulaires (mal de dos, tendinites...).

Précisons enfin qu'en cas d'arrêt de travail, le soignant n'est pas systématiquement remplacé, et la charge de travail est alors reportée sur les collègues restants (sans compensation salariale, bien entendu).


Mais parlons également de la pénibilité psychologique du travail en gériatrie, encore moins reconnue.

Le vécu du vieillissement, la perte d'autonomie, provoque chez les personnes âgées un bouleversement des repères et de la personnalité.

Ainsi, certaines d'entre elles "régressent", se placent dans une position d'enfant par rapport au soignant, alors considèré comme un parent nourricier. Elles pourront avoir tendance à se laisser assister, ou attacheront une importance considérable aux détails du quotidien (proche des rituels obsessionnels).

Ces personnes nécessitent d'être stimulées, mais aussi parfois recadrées, car elles tendent à "vampiriser" les soignants au détriment des autres résidents.

D'autres personnes extérioriseront leur mal être par de l'agressivité (de l'oubli des formules de politesse élémentaires aux jurons, insultes, crachats, griffures,...).

En tant que soignant, il est donc important de savoir repérer l'origine de cette agressivité, afin de ne pas se laisser entrainer dans une spirale de violence.
Mais cela devient plus difficile lorsque le temps manque, et/ou que l'on est soi-même fatigué.

Il faut enfin évoquer le cas des personnes démentes, qui, faute de place dans les unités de gérontopsychiatrie, se trouvent hébergées dans les structures traditionnelles. Les troubles du comportement sont alors majeurs, et difficiles à vivre aussi bien pour les soignants que pour les autres résidents : déambulation avec risque de fugue et de chute, logorrhée (la personne parle sans cesse, ses propos sont incohérents, voire parfois limités à quelques syllabes, répétées en boucle), tendance à se dévêtir, coprophagie (la personne joue avec ses excréments, voire les mange...), pour n'en citer que quelques uns.

Ce tableau est certes assez cru, mais je pense qu'il est important de faire connaitre la réalité du quotidien en gériatrie. Il y a aussi des moments formidables où l'on rit, où l'on partage entre jeunes et moins jeunes.
Mais globalement, il reste indispensable que le soignant ait des qualités de patience et d’endurance.


- l'insuffisance de moyens humains accélère le processus d'épuisement


Actuellement, le "ratio" est d'environ un soignant pour sept personnes âgées. Sur le papier, cela peut paraitre raisonnable, mais en pratique, il ne permet pas de personnaliser les soins, ni de consacrer suffisamment de temps au relationnel. Nous obtenons donc un processus de gestion collective des personnes, qui donne effectivement l'impression aux résidents d'être traités "comme des animaux".

Les soignants en ont conscience, pour la plupart. Mais ayant le sentiment de ne pas être reconnus pour leur travail, mal payés, ils se fatiguent, se démotivent, et la qualité des soins en pâtit (retard dans la réponse aux sonnettes, changes à heure programmée, etc...). Insidieusement, les frontières de la négligence et de la maltraitance deviennent floues... 

Parfois éclatent les conflits d'équipe. On en vient à compter le nombre de toilettes réalisées et à "enfoncer" la collègue qui en fait moins parce qu’elle est moins rapide ou qu’elle discute trop avec les résidents. Certains démissionnent et vont chercher meilleure fortune ailleurs, d’autres restent sans remettre en question le système, et la vie continue. L’institution devient pathologique, c’est de la faute de tout le monde et de personne à la fois, ce qui permet à chacun de ne pas trop culpabiliser, même si le malaise est bien perçu.

Mais les victimes collatérales de ce système, ce sont bien les personnes âgées.



La ville de Grenoble va bientot fermer trois maisons de retraite parce qu'elles coutent trop cher !



Nous ne sommes pas au bout de nos peines, car les décisions politiques actuelles ne vont pas dans le sens d'une augmentation de moyens, malgré l'illusion donnée par le "plan Alzheimer" du président.

La France est actuellement confrontée à une pénurie de places en maisons de retraite. Mais dans le même temps, pour améliorer les conditions de séjour, il serait bon de multiplier les petites structures, proches du cadre de vie habituel des résidents, en les dotant d'un personnel suffisant, et qualifié... Alors oui, ça coûte plus cher, mais cet effort n'est-il pas envisageable pour des citoyens qui en leur temps ont travaillé et rendu service à la collectivité ?

Fin 2009, la ville de Grenoble fermera l'établissement des "Delphinelles", parce que son fonctionnement n'est pas suffisamment rentable.

Je suis d'autant plus révoltée qu'il s'agit d'un des rares exemples de structure à taille humaine (trois unités de quartier accueillant entre 19 et 25 résidents chacune). Pour y avoir effectué plusieurs remplacements, l
’ambiance y est plutôt conviviale, et les résidents sont dans l’ensemble satisfaits des prestations. Mais cet argument ne pèse apparemment pas bien lourd...

Le futur consiste t'il dans la construction "d'usines gériatriques", qui risquent fort de devenir des mouroirs ? 

Tout aussi inquiétant, où nous mènera cette logique selon laquelle les citoyens ne créant plus de richesses ne méritent pas que leur soient octroyés les moyens de vivre dans la dignité la plus élémentaire ? 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 13:33



C’était le 24 décembre dernier, à l’heure où la plupart d’entre nous étaient réunis en famille pour les réjouissances d'usage de cette fin d’année. Devant les écrans de télévision, que l’on ne manque jamais de laisser allumés, nous apprenons avec stupéfaction le décès d’Yliès, trois ans, suite à une erreur de l’infirmière qui lui a injecté du chlorure de magnésium à la place d’un sérum glucosé.


L’affaire prend rapidement des proportions nationales, à grands renforts de témoignages à chaud de l’entourage du petit garçon, et alors que l’enquête ne fait que commencer (par ailleurs, où est le respect de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction ?).

Le nez devant notre part de dinde et de buche glacée, il est difficile de ne pas culpabiliser et s’identifier à la famille endeuillée.
« Quelle horreur, et si c’était nous… et le jour de Noel en plus ! »


Attention, loin de moi l’idée de minimiser le drame vécu par cette famille. Mais je tiens à dénoncer ce qui me donne envie de vomir : l’instrumentalisation de cet événement à des fins purement politiques.

En effet, depuis « l’affaire Yliès », il n’est pas un jour sans que de nouveaux faits divers dramatiques mettant en cause une erreur médicale ou un dysfonctionnement de l’hôpital ne soient révélés par la presse… Et oh coincidence, voila que l'on nous présente dans la foulée la grande réforme indispensable au système hospitalier français.

 



Quand empêcherons-nous M. Sarkozy de jouer avec nos peurs ?



Malheureusement c’est devenu une habitude. Lorsque M. Sarkozy a une loi ou une réforme sensible à faire accepter, il prépare au préalable l’opinion publique en créant un « buzz » autour du thème en question.

Les médias, tous supports confondus, relaient alors une série de faits divers occupant le terrain de l’actualité sur une quinzaine de jours, visant à démontrer qu’il y a « un réel problème en France », puis tout le bien-fondé de la loi en question.

Le gouvernement n’a ensuite plus qu’à surfer sur la vague des émotions suscitées. Et étrangement, une fois la loi votée, le thème qui faisait tant débat redevient instantanément très secondaire...


Ce même type de procédé fut utilisé pour traiter de la délinquance juvénile, des criminels multirécidivistes, des chiens dangereux, ou encore des accidents de la route provoqués tour à tour par des conducteurs âgés, des personnes diabétiques ou encore des passages à niveaux ( !).



Liberté ? Egalité ? Sécurité…


Je ne surprendrai personne en disant que les problèmes de société ne manquent pas en France.

Combien de personnes vivant sous le seuil de pauvreté ? Au chômage ? Dans un logement insalubre, voire à la rue ? Combien de décès liés aux maladies professionnelles ? Combien de personnes âgées en manque de reconnaissance, de soins et d’affection dans les maisons de retraite et unités de long séjour ?...


Ces problèmes là sont connus depuis longtemps, trop peut être… Alors, en plus d’être difficiles à résoudre, ils n’intéressent plus grand monde. Les gens souffrent et cela fait partie du paysage…


En revanche, les questions liées à la sécurité des français, elles, sont indémodables. Et c’est logique, car elles entrent en résonance avec les peurs enfouies en chacun de nous : nous craignons tous pour la vie de nos enfants, notre conjoint, nos parents...

Il est donc facile de nous manipuler, et nous faire accepter des réponses à base de mesures répressives, de fichiers de renseignement, ou de nouveaux effectifs policiers. « C’est pour la bonne cause, n’est ce pas ?! »


Malheureusement, en plus de restreindre les libertés individuelles, l'exploitation de la peur favorise l'instauration d'un climat de suspicion, dans lequel autrui devient un danger potentiel...
Quelle est la place du dialogue et de la prévention, aujourd'hui ?




L’hôpital dans l’œil du cyclone…


Concernant la prétendue « série noire à l’hôpital », la manoeuvre médiatique est flagrante. Et mise à jour par l'UMP lui-même !

Le Dr Philippe Juvin, secrétaire national chargé de la santé, vient en effet d’annoncer qu’il y aurait 10 000 décès par an provoqués par des erreurs médicales en France.

Donc, si on peut « exploiter » jusqu’à 27 faits divers par jour, comment cela se fait-il que l’on n’en parlait pas avant ce fameux 24 décembre ?...
A méditer.

 

Mais bien plus inquiétante encore est sa proposition dans un interview accordé au Journal du Dimanche le10 janvier :

"Il faudrait obliger tous les hôpitaux à faire systématiquement une enquête après chaque décès, y compris dans les cas qui ne semblent pas liés à l’exercice de la médecine. Une fois que tous ces décès auront été passés au crible, une fois qu’on disposera d’une base de données nationale, une fois qu’on aura fait ce que les spécialistes de l’aéronautique appellent une analyse systémique du risque, on pourra mettre en place des mesures correctrices. Bien sûr, certains établissements renâcleront à déclarer les accidents. Mais les sous-déclarations seront aisément repérées. Dans ce cas-là, on pourra envoyer des enquêteurs dans les hôpitaux, comme cela se fait déjà aux Etats-Unis."

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200902/hopital-ces-10-000-morts-annuels-sont-evitables_178182.html



Lorsque Mme Bachelot s'appliquait à résumer les problèmes du système hospitalier à un "manque d'organisation", j'étais déjà fort en colère, surtout devant l'absence de dialogue avec les syndicats.

Là, je suis atterrée. Il ne manquait plus que ce genre de propos pour instaurer une crise de confiance profonde et durable entre patients et soignants, et tendre vers une judiciarisation des relations (comme aux Etats-Unis, effectivement...). 

"L’affaire Yliès" s'est chargée de nous rappeler que les soignants pouvaient commettre des erreurs, que le risque zéro en matière de santé n'existait pas... Mais nous ne sommes peut être plus capables de l'accepter, habitués à toujours plus de performance et de qualité, dans tous les domaines.


La médecine ne pourra jamais être un produit de consommation comme les autres
.
 

Même assignée à des obligations de résultat de plus en plus grandes, elle restera pratiquée par des êtres humains pour des êtres humains, tous deux non prévisibles et non perfectibles à 100 %.

 



Enfin, il me semble particulièrement malsain de focaliser l’attention sur le moment du décès des personnes, car une partie de la réalité est occultée.

Prenons un exemple : un homme de 65 ans décède d’un infarctus du myocarde à son domicile.
Faut-il attribuer la responsabilité :


- Aux services de secours qui ne sont pas intervenus à temps ? 
- A l'hôpital, dont la salle de coronarographie était occupée, ou le nombre de lits en réanimation insuffisant ?


Ne serait-il pas également judicieux de s’interroger sur les facteurs qui ont amené cette personne à faire un infarctus, tels qu'un régime alimentaire inadapté, le manque d’exercice physique, le tabagisme...?


Enfin, si une personne de l’entourage avait été formée aux gestes de premiers secours, les chances de survie de cet homme n’auraient-elles pas été augmentées ? 

A titre d'information, 27% des français sont formés aux gestes d'urgence, contre 80% en Allemagne... (source : Croix Rouge Française)



Les problématiques de santé sont complexes et dépassent de loin le cadre hospitalier.

En tant que soignante, je trouve particulièrement injuste, inadapté, malsain, partial, le procès actuellement intenté au système hospitalier français. 
La réforme censée apporter des réponses se trompe de cible.

Il est illusoire d'espérer améliorer la qualité des soins par une simple réorganisation, sans augmenter les effectifs.

Mais selon moi, nos dirigeants en sont tout à fait conscients. Et la qualité des soins est un écran de fumée destiné à rendre acceptable des mesures dont l'objectif est avant tout de rentabiliser financièrement notre système de santé.

 

 

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 17:40


Si, comme une majorité d'entre nous...

vous possédez des médicaments non utilisés, non périmés,

et que vous êtes sensibles aux actions de solidarité,

Merci de lire ce qui suit...




C’est vrai, je m’y prends un peu tard, et je m’en excuse, l’idée d’écrire cet article ne m’est pas venue avant. Mais on ne sait jamais, quelques boites de médicaments supplémentaires sont toujours utiles…




La fin de la vocation humanitaire du programme Cyclamed…


Depuis 1993, le programme Cyclamed permettait de ramener les médicaments non utilisés en pharmacie, afin qu’ils puissent être détruits dans des conditions de sécurité satisfaisantes, mais aussi redistribués à des associations humanitaires, à condition d'être intacts et non périmés.


Mais la loi 2007-248 du 26 février 2007 est passée par là. Et ce deuxième volet, qui permettait d’appuyer les missions de solidarité, en France comme à l'international, va disparaitre à compter du 31 décembre 2008. Dans deux semaines, donc.


Les raisons invoquées sont :

-     les difficultés de gestion des médicaments envoyés à l’aide internationale, il est vrai parfois inadaptés, ou tombant dans l’escarcelle de trafiquants.

-     les pratiques douteuses de quelques pharmaciens français, qui revendaient des médicaments récupérés à un prix inférieur.


Que la récupération des médicaments à fins humanitaires pose des problèmes, il faut l'admettre.
Mais fallait-il recourir à son interdiction pure et simple, alors que l’on aurait pu commencer par mieux l’encadrer au niveau législatif et sur le terrain ?


Il semble en revanche que l’industrie pharmaceutique ait pesé de tout son poids pour mettre fin au « recyclage » des médicaments, qui constituait un manque à gagner financier. Car dorénavant, les associations (à but non lucratif, rappelons le) devront acheter les médicaments pour leurs bénéficiaires


Mais nous ne referons pas le texte…  Et à partir du 1er janvier 2009, Cyclamed n’aura plus pour vocation que de collecter les médicaments pour les détruire.
























Alors pourquoi cet article ?



Parce qu’il y a une petite subtilité à connaitre : les associations humanitaires autorisées à distribuer des médicaments conservent le droit de les collecter jusqu’au 31 décembre.

Elles pourront ensuite utiliser ce stock, ce qui permettra de gagner quelques mois avant d'avoir à financer l'achat des traitements.


Prenons l’action de Médecins du Monde en France. Grace à ses centres d’accueil, de soins et d’orientation (CASO) implantés dans les principales grandes villes, des équipes de professionnels bénévoles reçoivent les personnes ne disposant pas d’une couverture maladie suffisante, et n’ayant pas les moyens financiers de payer des consultations et des traitements.

Grace à un réseau de partenaires et aux dons de médicaments, la prise en charge de leurs problèmes de santé s'améliore un peu. Les actions sont concrètes, mesurables, je peux en témoigner personnellement.

Il existe d’autres associations, comme l’Ordre de Malte, qui mènent des actions similaires.



Et si on jetait tous un coup d'oeil dans notre armoire à pharmacie ?


Je me répète, mais même quelques boites peuvent se révéler fort précieuses.  

Une dernière précision : au lieu de vous rendre chez le pharmacien, il peut être plus judicieux de se rendre directement auprès des associations. En effet, de nombreux pharmaciens ne trient déjà plus les médicaments, sachant que la date fatidique approche. Ce serait dommage qu'ils finissent à la poubelle.




Liens :


La mission France de Médecins du Monde : coordonnées des CASO

http://www.medecinsdumonde.org/fr/nos_missions/france/la_mission_france

 
Explication de la nouvelle loi (Plaquette éditée par Remed en collaboration avec le ministère de la santé)

http://www.drugdonations.org/fr/plaquette_MNU_2008_VE.pdf


Point de vue : Le scandale de la loi qui va interdire le recyclage des médicaments non utilisés (06/02/2007)

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=18788


La loi du 26 février 2007 :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072665&idArticle=LEGIARTI000018652359&dateTexte=20081214

 

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 19:49


Et allez ! Depuis 24 heures, tout le monde ne parle plus que de ça, à 
croire que la crise financière s’est résolue dans la nuit !!!

Après France-Algérie en 2001, France-Maroc en 2007, c’est au tour du match France-Tunisie de faire parler de lui, plus pour l’ambiance électrique dans les gradins que pour la performance des joueurs sur le terrain.

Ô « outrage suprême envers la nation », la Marseillaise a donc été de nouveau sifflée, provoquant évidemment la colère du président et de son gouvernement… Et cet incident, qui n’est ni le premier, ni le dernier dans un stade de football, est en train de devenir le buzz de la semaine…


Alors je ne résiste pas à apporter mon modeste grain de sel : C’EST BIEN FAIT !!!

Oui, je pèse mes mots, et je précise que je suis française.

Attention, je ne cautionne pas le fait qu’un hymne national soit conspué, pour la bonne et simple raison qu’il n’y a rien de tel pour aviver les tensions entre communautés.

Mais de mon point de vue, il serait plus judicieux de faire preuve d’humilité :


                La France n’est-elle pas en train de récolter ce qu’elle a elle-même semé,
                                           et ce depuis plusieurs générations ?


Siffler l’hymne national d’un pays (où la majorité des supporters résident ou ont tissé des liens forts) lors d’un match retransmis en direct semble être devenu un moyen d’expression, peut être parce ce que le malaise, dont les racines sont profondes, ne peut s’exprimer ailleurs.

Alors quand j’entends ce soir Bernard Laporte, ministre des sports, monter sur ses grands chevaux, et proposer des sanctions (interruption des matchs et déploiement d’un dispositif de sécurité), je me dis que « là haut » au gouvernement, on ne s’intéresse qu’à la partie émergée de l’iceberg… Et qu’une fois de plus, la logique de répression prend le pas sur le dialogue, ce qui ne va pas dans le sens de l’apaisement des esprits.

Prenons donc un peu de recul, voire une posture « zen » de yoga. La France fait face à des sentiments d’hostilité, OK. Essayons de comprendre pourquoi…

Est-ce qu’éventuellement, par hasard, cela pourrait-il avoir un rapport avec…
(du plus ancien au plus récent)

  •       L’époque coloniale, l’exploitation des richesses naturelles et humaines des pays « annexés » de manière assez arbitraire par la France, des décennies durant.
  •       Les conflits meurtriers qui ont suivi la volonté de ces mêmes pays de redevenir indépendants.
  •      L’entrave au développement de certains pays africains par le soutien à des régimes dictatoriaux et corrompus, dans un but de profit économique (cf. par exemple les publications de l’association Survie sur le thème de la Françafrique : http://survie.org/).
  •      La non-reconnaissance à leur juste valeur des soldats étrangers ayant combattu dans les rangs de l’armée française pendant la seconde guerre mondiale. En effet, le montant de leurs pensions d’invalidité et de retraite restent bien inférieures à celles des soldats français, et ce même après l’effet d’annonce de Jacques Chirac suite à la sortie du film « Indigènes ».
  •       La dégradation croissante des conditions de vie dans les quartiers dits « sensibles », où vivent une majorité de personnes d’origine maghrébine ou africaine.
  •      Les discriminations subies par ces mêmes personnes dans l’accès à l’emploi, au logement, et l'insuffisance des moyens de lutte contre ce que l’on peut qualifier de « racisme ».

Et plus récemment...

  •    La création du « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », et du concept « d’immigration choisie ».
  •      La politique répressive de N. Sarkozy via Brice Hortefeux envers les étrangers en situation irrégulière, les mauvais traitements infligés lors des interpellations ou au sein des centres de rétention.


La France, patrie des droits de l’homme ???

Lorsque pendant des années, on a créé les conditions de sentiments d’injustice, il ne faut pas s’étonner des rancœurs qui s’accumulent contre notre pays aujourd’hui…

Mais pour revenir à France-Tunisie, il ne faut pas non plus oublier le contexte « match de football ». Rassemblement de foule, esprits échauffés, présence des médias et de personnalités...
Tous les ingrédients étaient réunis pour faire monter la pression.

Essayons donc de remettre l’événement à sa juste place, celle d’un mouvement de jeunes supporters.
Mais en même temps d'entendre le message... 
Je garde l'espoir que ce soit le cas, parmi les citoyens à défaut de nos dirigeants.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 08:37


Aujourd'hui nous avons la chance d'accueillir un invité sur le "blog de Lynette" !
L'article qui suit traite d'un sujet encore confidentiel, mais qui dénote quelque peu dans le concerto actuel à la gloire des ampoules basse consommation. 
Il a été écrit par mon frère, ingénieur radiofréquence (donc autrement plus calé que moi sur la question !). Bonne lecture !




En refaisant (comme à notre habitude) le monde avec un collègue de boulot, celui m’informa des effets néfastes pour l’Homme des ampoules fluo-compact (ampoules basses consommations).

Le rayonnement électromagnétique produit par ces ampoules est très important et comme tout rayonnement (solaire, nucléaire, …), une dose trop importante et/ou une exposition prolongée nous est nocif. Pensant faire un geste pour la planète, je me retrouve avec une épée de Damoclès au dessus de la tête.

Revenons sur ces ampoules pour y voir un peu plus clair.

 

 

Les ampoules fluo-compacts reposent sur le même principe de fonctionnement que les tubes fluorescents ou par abus de langage, tubes au néon ou tout simplement néons.

D’ailleurs, on remarque qu’elles ressemblent à un tube replié sur lui-même. Un gaz (argon, mercure, néon,…) est ionisé par l’application d’une tension électrique de part et d’autre du tube.

Le gaz crée alors un rayonnement ultraviolet qui est absorbé par un revêtement fluorescent à la surface du tube, transformant les rayons UVs en lumière visible.

 

 

Pour pouvoir s’amorcer, ces ampoules utilisent un dispositif électronique appelé ballast. Celui-ci permet ensuite à l’ampoule de fonctionner correctement en limitant le courant à l’intérieur de celle-ci.

Lors de l'allumage de l’ampoule, le ballast produit un champ électrique d'une intensité de quelques centaines de volt/mètre (cf.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39374801,00.htm).

L'intensité de ce champ décroit ensuite dans le temps mais reste importante (de l'ordre d'une centaine de volt/mètre) dans un périmètre de quelques centimètres. Il faut alors s'éloigner d'au moins 1 mètre pour que l’intensité du champ atteigne le niveau du « bruit » électronique ambiant, c'est-à-dire le niveau généré par la télévision, portable, radio AM et FM, etc … soit 0,2V/m.

 

Selon le CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements ElectroMagnétiques), la recommandation du parlement européen visant à éviter les effets sanitaires à long terme (rapport Tamino) du 6 novembre 1998, préconise de ne pas dépasser 1 V/m !

Entre parenthèses, les antennes relais GSM en France sont limitées par des normes laxistes à 41 volts/mètre à 900 MHz et à 58 volts/mètre à 1 800 MHz. Aujourd'hui, les craintes se portent sur ces antennes et sur les lignes à hautes tensions alors que le rayonnement produit par ces ampoules est bien supérieur.


Mais quels sont les risques pour la santé ?



De nombreuses études sur des animaux montrent que l'exposition aux champs EM provoque un affaiblissement de nos défenses immunitaires. Une personne exposée se défend moins bien contre les cancers hormono-dépendants, contre les maladies infectieuses etc...

 

De plus, des études mettent en cause les champs EM dans l'apparition de troubles neurovégétatifs : troubles de sommeil, fatigue anormale, nervosité, maux de tête, stress, dépression.

Leurs causes peuvent être très diverses et il est souvent difficile de faire la relation entre le trouble constaté et l'exposition aux champs EM. Néanmoins, il fut constaté une disparition des troubles chez les personnes après l'élimination des champs EM de leur environnement.


En clair donc, ce genre d'ampoules est donc à éviter pour les lampes de chevets, les lampes au dessus de l'évier et du lavabo (proche de votre tête), ...



Préférez alors des ampoules traditionnelles à incandescence car ces ampoules ne sont pas souvent utilisées (quelques minutes par jour) donc l'excès de consommation est négligeable.

 

Une autre alternative aux ampoules fluo-compact est les ampoules à LEDs qui ne disposent pas de ballast mais d'alimentations à découpage.

Celles-ci sont soumises à des normes plus strictes en termes de rayonnements électromagnétiques.

 

 

 

Le rôle de cet article n’est pas de vous faire renoncer à vos efforts concernant l'environnement mais à vous informer et à vous mettre en garde sur les rayonnements électromagnétiques produits par ces ampoules et sur leurs effets.

Pour reprendre les propos de Pierre Le Ruz, Docteur en physiologie animale et expert européen des nuisances électromagnétiques, que j’ai rencontré lors d’une conférence à Grenoble en avril 2008 :

« Nous utilisons tous les jours le gaz. Nous savons que c’est dangereux mais nous l’utilisons car on prend des précautions. »

Il faut prendre des précautions quant à l’utilisation de ces ampoules, ainsi que tous appareils émettant des micro-ondes (four, téléphone portable, wifi, …), sans pour autant arrêter de les utiliser.


Pierrick
Ingénieur radiofréquence

 

 

Sources :

·         http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=3352

·         http://www.next-up.org/Newsoftheworld/All.php

·         http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39374801,00.htm

·        http://riimem.blogspirit.com/archive/2007/09/26/ampoules-a-economie-d-energie-alerte-a-l-allumage-electropol.html

·         http://www.neomansland.org/article-14535236-6.html

·         http://seme.cer.free.fr:80/index.php?cat=pollutions-electriques

·         http://www.criirem.org/doc/lbc_arcacriirem_Mise%20en%20Garde%2008-2007.pdf

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Ballast_(%C3%A9lectricit%C3%A9)

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 15:33

 






Si l’on en croit les dernières informations, Ingrid Bétancourt serait sur le point de mourir, voire déjà morte. On la sait malade (atteinte d’une hépatite) affaiblie physiquement et psychologiquement par les mauvais traitements, alors qu’elle est retenue depuis 2002 par les forces armées révolutionnaires colombiennes en pleine jungle.




 

Il est troublant de constater combien les initiatives politiques se multiplient au fur et à mesure que les nouvelles sont de plus en plus alarmantes.

-         Le président colombien Urribe, qui avait jusqu’alors catégoriquement refusé de négocier avec les FARC, vient d’autoriser les guérilleros à quitter le pays en cas de libération des otages.

-         Le premier ministre François Fillon a confirmé que ces mêmes guérilleros pourraient être accueillis par la France.


 

 


Au delà de la libération d’Ingrid se pose alors une question éthique : notre pays se propose d’accorder l’asile politique, et par la même occasion l’impunité, à ces hommes qui séquestrent, torturent, et sèment la terreur pour mieux contrôler l’économie de la drogue…

Alors que dans le même temps, nos préfectures refusent d’accorder des papiers à des étrangers qui ne demandent qu’à travailler et vivre dans la légalité… Ca mérite réflexion.

 

Mais l’ex-mari d’Ingrid Betancourt craint que ces annonces ne traduisent en fait son décès, chacun « ouvrant le parapluie » en tentant de montrer au reste du monde que tout a été mis en œuvre pour sa libération.


Si c’est le cas (nous en saurons probablement plus dans les prochains jours), nul doute que lui seront rendus les honneurs de la nation. La bulle médiatico-politique vibrera à l’unisson pour saluer son immense courage, sa ténacité politique dans l’un des pays les plus dangereux du monde, pour tenter de rétablir un peu de démocratie pour ses habitants.
A titre posthume, la France sera fière d’elle…


Pour ma part, je pense que le seul hommage digne qui puisse lui être rendu serait justement de faire « profil bas », de ne pas tenter de récupérer davantage l’issue dramatique de son combat. Et pourquoi pas, s’inspirer de sa conception de la politique.


Même si l’idéal serait qu’elle revienne nous en parler elle-même.

 


-----------------------------------------------------------

Radio Canada : Ingrid Bétancourt, libération imminente ? (30 mars 2008)

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/03/30/005-ingrid-france-dimanche.shtml

 

L’Express : Dossier « Colombie, au dessous du volcan » (février 2007)

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/colombie/dossier.asp?ida=455791

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 19:29



Lors de mon précédent article, j’ai tenté de décrire les rouages de la politique menée par le gouvernement Sarkozy en matière d’immigration, et les dérives qu’elle pouvait entraîner.

Pour les personnes qui se sentent concernées par la question, je vous propose à présent de réfléchir sur les moyens dont nous disposons, en tant que citoyens, pour venir en aide, directement ou indirectement, aux étrangers menacés d’expulsion.

En guise d’introduction, je ne saurais trop vous conseiller d’être prudents, car « l’aide au séjour irrégulier » est une infraction à la loi passible de cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. 
Jusqu’à une période récente, les actions à visée humanitaire n’étaient pas considérées comme illégales, cependant, la notion « d’aide au séjour irrégulier » est assez floue et pourrait se révéler à géométrie variable.

 

Les collectifs anti-expulsions

Ces actions spectaculaires consistent à rassembler un maximum de personnes devant les centres de rétention, ou dans les aéroports pour empêcher des expulsions.

Malheureusement, même si elles attirent le regard de l’opinion publique, elles sont le plus souvent vaines, et parfois dangereuses du fait de la répression policière.

Les associations s’accordent donc à dire que c’est en amont que le travail de fond doit être effectué.

 

Le parrainage républicain, ou « baptême républicain »

A l’origine, il s’agit d’une cérémonie civile permettant à des personnes de parrainer un enfant, et s’engager à pourvoir à ses besoins en cas de disparition des parents. Elle représente également l’entrée dans les valeurs de la République.

Dans le cadre du soutien aux demandeurs d’asile, le parrainage républicain permet à des citoyens français d’apporter un soutien symbolique à une personne, une famille. Cependant, il n’a aucune valeur juridique, et les maires ne sont pas tenus de le célébrer.

 

S’informer +++

Il me parait important de diversifier ses « sources », ne pas se cantonner aux journaux télévisés ou à la presse traditionnelle. Sur Internet, on peut jeter un coup d'oeil à des sites dits « indépendants et citoyens » comme Agoravox, Indymedia, ou Mediapart.

Participer à des réunions publiques, des débats, ne serait-ce que pour écouter, ou encore discuter avec son entourage permet de confronter et faire évoluer ses opinions. 

Enfin, si l’on a l’occasion de côtoyer une personne en situation irrégulière, il peut être intéressant de chercher à comprendre d’où elle vient, ce qui l’a amené à venir en France et la manière dont elle voit les choses.

 

Opposer une résistance idéologique


Il s’agit de proposer une autre image de l’immigration, tordre le cou aux idées reçues, répondre au célèbre « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde… »

è    Selon un rapport publié par l’INED (Institut National des Etudes Démographiques) en 2004, l’immigration en France n’est pas massive.

o       La France est le pays d’Europe dont la croissance démographique dépend le mois de l’immigration.

o       Les hommes émigrent moins que ne le prédisent les modèles économiques : « attaché à ses proches, à sa langue, l’homme a mille raisons de ne pas migrer […]De fait, à l’échelle de la planète, une personne sur quarante seulement est installée à l’étranger, souvent du fait d’un conflit local et de préférence dans un pays limitrophe. »

 

Lien : http://www.ined.fr/fichier/t_publication/482/publi_pdf1_pop_et_soc_francais_397.pdf


A titre de remarque, on peut s’interroger sur la violence des circonstances amenant une personne à quitter ses racines et chercher meilleure fortune sur un autre continent, au péril de sa vie.
(Selon Fortress Europ, 1861 migrants seraient morts en 2007 en tentant de rejoindre le continent européen, notamment en s’entassant sur des embarcations de fortune).

 

è    Les flux migratoires s’inscrivent dans la continuité de notre histoire.

o       Depuis l’antiquité, le continent européen a été le théâtre de migrations.

o       Au cours des XIXe et  XXe siècle, la France a participé activement à la colonisation des Antilles, du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie du Sud Est. 
Elle a puisé une partie de son développement et de son rayonnement international dans l’exploitation des richesses naturelles et humaines de ces pays. Elle a donc par la même occasion tissé des relations étroites sur le plan culturel et linguistique.

o       Au cours des deux conflits mondiaux, des ressortissants des colonies ont combattu dans les rangs de l’armée française.

 

è    L’immigration peut créer des richesses

o       Après la fin de la seconde guerre mondiale, pour faire face à un besoin croissant de main d’œuvre, des recruteurs français sont allés chercher dans leur pays d’origine des travailleurs (Maghreb et Antilles notamment). A titre d’exemple, ces travailleurs ont construit 90% des autoroutes françaises.

o       En 2008, la France compte plus de deux millions de chômeurs, mais certains secteurs comme le bâtiment, la restauration ou le paramédical font face à une pénurie de main d’œuvre ! Certains observateurs préconisent donc de relancer l’immigration afin de combler ces postes vacants.

Remarque : Le gouvernement actuel a bien compris cela, mais conduit une politique d’immigration sélective, (lois du 20 décembre 2007) qui donne la priorité aux ressortissants des pays de l’Union Européenne au détriment des pays du reste du monde.

o       En consommant et en payant des impôts, les personnes immigrées participent à la croissance économique du pays.

 

Résister aux tentations de la xénophobie


Certes, notre pays fait face actuellement à des phénomènes de ghettoïsation de certains quartiers, de difficultés d’intégration des personnes d’origine étrangère à l’école ou dans le marché du travail. 
Mais les racines du mal sont complexes et pour trouver des solutions, il faudrait analyser le contexte des cinquante dernières années, et remettre en cause les différentes politiques qui se sont succédées !

Au lieu de cela, les raccourcis sont de plus en plus fréquents : avec en toile de fond de nombreux faits divers de délinquance, d’arnaques aux aides sociales, sur lesquels l’actualité ne manque pas d’insister, l’opinion publique est devenue suspicieuse envers les étrangers.  

Si bien que les craintes de voir la France envahie, perdre son identité, qui étaient auparavant le fer de lance du Front National (5% aux élections il n’y a pas si longtemps) se sont étendues et banalisées. Nicolas Sarkozy a largement surfé sur cette vague au cours de sa campagne électorale… Et cela lui a réussi.

C’est troublant, dans les années 30 des craintes similaires étaient véhiculées à l'encontre du peuple juif. (rappelez vous des affiches de propagande, "le juif aux doigts crochus qui enserrait la planète"…)

Il semble que de tous temps, les sociétés aient besoin de trouver un bouc émissaire à leurs problèmes, et de préférence, celui-ci est en position d’infériorité, et… étranger.

A l’heure où le président propose de confier la mémoire des enfants juifs déportés aux écoliers de CM2, il serait bon nous aussi de retenir les leçons de l’histoire, afin de ne pas commettre les mêmes erreurs.

 

Quelques liens intéressants :

 Dossier : Immigration, la nouvelle donne

http://www.liberation.fr/dossiers/sanspapiers/

 

1942-2006: réflexions sur un parallèle contesté, par Emmanuel Terray

http://www.alencontre.org/page/France/MigrTerray10_06.htm

 

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 12:24
undefinedAllez, rions un peu


"Après la gauche caviar, la droite cassoulet..."

Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous laisse découvrir.






Anne Roumanoff Suite Radio Bistrot 20/01/2008
Envoyé par cybik dans Humour sur wat.tv




Un grand éclat de rire salutaire, merci Anne !
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 22:58



C'est pourtant avec intérêt que j'ai allumé mon poste de télévision ce soir pour regarder Envoyé Spécial, et particulièrement le reportage intitulé "expulsions mode d'emploi". 
Devant la bande annonce, je m'étais dit : "tiens, les médias s'intéressent enfin à la question des sans-papiers..." Mais je me demandais aussi sous quel angle elle serait abordée...

Le magazine de France 2 chercherait t'il à faire du journalisme d'investigation, à dénoncer certaines situations, ou au contraire à brosser le gouvernement dans le sens du poil et rassurer l'opinion ?

En guise d'introduction, les présentatrices annoncent un reportage "inédit", des "'images rares", en soulignant que pour les journalistes de l'émission, les "portes se sont ouvertes". Pourtant le sujet est sensible, je commençais à avoir la puce à l'oreille...

Ayant à présent quelques connaissances sur le sujet, d'un point de vue législatif notamment, c'est avec un oeil un peu plus plus averti que j'ai visionné le reportage. Et je dois dire que plusieurs choses m'ont frappée :

- Tous les policiers filmés sont courtois, calmes, "professionnels". 
Dans les premières minutes, lors d'un embarquement dans l'avion, l'agent explique au futur expulsé "qu'il est là pour que ça se passe bien", puis ajoute "que s'il a besoin de quoi que ce soit il peut lui faire signe " !
Plus tard, la caméra entre dans un centre de rétention, la journaliste demande : "comment gère t'on des familles avec des enfants dans les centres de rétention" ? L'agent répond, l'oeil brillant, habité par sa mission :  "avec beaucoup d'humain"... Il fallait oser.

- Dans de nombreuses autres séquences, en revanche, des scènes d'agressivité de la part des futurs expulsés sont montrées. Un étranger albanais menace de bruler l'avion dans lequel il est embarqué, une jeune femme (ligotée) hurle indéfiniment "je ne pars pas", tandis qu'au centre de rétention, un retenu jette son repas par terre...

- D'autres passages tendent également à montrer que les étrangers s'installant en France profitent des richesses de notre pays. Dans le tout premier témoignage, le malien expulsé explique qu'il a pu envoyer beaucoup d'argent au "pays", de quoi construire deux maisons. Et qu'il n'est donc pas triste de rentrer.

Concernant la séquence sur les "Roms", et le "retour humanitaire" proposé (en fait une aide financière et un aller simple en bus pour la Bulgarie ou la Roumanie), une personne annonce qu'elle gagne davantage à toucher 500 euros de CAF tous les mois, et que ça ne l'intéresse donc pas. Un autre accepte en expliquant qu'il placera la somme sur un compte au pays puis qu'il reviendra en France...



Ce reportage me met donc mal à l'aise, car les étrangers y sont trop souvent présentés comme des profiteurs, des tricheurs, voire des gens dangereux, face aux institutions qui "font leur travail", dans un "état de droit". 

Je ne conteste pas qu'il puisse y avoir de la violence chez les personnes arrêtées, retenues, ou expulsées. Mais il faudrait se demander si cette violence n'est pas davantage liée aux situations, aux contextes dans lesquels elles se trouvent. 

Essayez de rassembler 150 hommes dans un batiment clos, pendant 15 jours... (Déjà que 90 minutes dans un stade de foot ça nécessite parfois 2000 policiers...) Quand aux comportements de rébellion, quelle serait votre réaction si vous étiez dans une telle situation, arraché brutalement à ce qui était votre vie, vos amis, votre famille, votre travail, vos projets... N'essayeriez vous pas de lutter avec l'énergie du désespoir ? 
Aussi, je suis choquée par les propos de l'un des policiers : "vous avez le droit de faire votre cirque...", commentant ensuite à la caméra : "elle refuse tout ce qu'on lui propose pour partir dans la dignité..."

Je constate enfin qu'à aucun moment, la parole n'est donnée aux associations. Pourtant, dieu sait qu'elles jouent un role important. Auraient-elles eu un discours politiquement incorrect ?



A la fin de reportage, il me semble détenir une clé, en écoutant la journaliste qui a mené le projet :

Guylaine Chenu : Agnès, dites nous comment vous avez réalisé ce reportage, comment les portes se sont elles ouvertes ?

Agnès Vahramian : Nous avions demandé les autorisations au mois d'octobre, les deux ministères de l'intérieur et de l'immigration ont réfléchi, nous avons commencé le tournage au 15 décembre. 

Nous avons beaucoup insisté, et finalement la décision a été politique. Les deux ministères se sont concertés pour un feu vert, ils nous ont donc ouvert les portes. Il n'y a pas d'images volées, nous avons filmé à chaque fois avec l'accord de l'administration.

Pourquoi l'ont ils accepté ? Tout simplement parce que nous avons expliqué que nous voulions faire de la pédagogie, montrer le processus de la reconduite à la frontière de l'interpellation jusqu'à l'avion. 

Et pour le ministère de l'immigration pris dans une polémique à ce moment là sur les chiffres, c'était aussi l'occasion de montrer que ce processus est complexe, qu'il est lourd, et que l'administration n'est pas la seule à prendre sa part dans les reconduites aux frontières, qu'il y a des magistrats, que la France doit aussi compter avec les pays d'où proviennent ces immigrants, et que sans doute c'était une façon de désamorcer dans une certaine partie la polémique..
.

"La décision a été politique", "nous voulions faire de la pédagogie", "c'était sans doute une façon de désamorcer la polémique"... 

C'est beau le journalisme d'Etat.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 23:54
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« Je suis fatigué. On n’a aucune communication à l’extérieur. Rien ne sort de ce qu’il se passe ici.

Il n’y a pas d’eau chaude dans les douches. Le ballon d’eau n’est pas suffisant pour tout le monde. […] Il n’y a pas de chauffage dans certaines chambres. Mais le commandant s’en fout. On est 250 personnes dans le centre. On est écœuré.

Les gens qui ne sont pas rentrés dans le centre ne savent pas ce qu’il s’y passe. 

La police emmène les médias là où ils ont fait des travaux pour montrer aux Français à la télé, à la radio que tout va bien, que l’on est calme, tranquille et qu’ils s’occupent bien de nous. Mais c’est l’inverse… »

(Témoignage d'une personne en attente d’expulsion au centre de rétention administrative de Vincennes, le 15 janvier 2008).
 
http://quotidiensanspapiers.free.fr/

 

Aujourd’hui c’est un article particulièrement engagé que je vous livre. Le point de départ est ma participation à une réunion publique autour du thème des expulsions de sans-papiers, mercredi 30 janvier à la maison des associations de Grenoble. Intéressée par cette question mais peu informée, j’ai pu y écouter des militants d’associations, des avocats spécialisés dans le droit des étrangers et des témoignages. J’ai ensuite cherché à confronter ces informations avec des recherches personnelles, notamment sur internet.

Mon sentiment est à présent que l’expression « France, terre d’asile, patrie des droits de l’Homme », n’a plus beaucoup de sens. Certes, la question des étrangers en situation irrégulière n’est pas nouvelle, on se rappelle par exemple de l’occupation de l’église Saint Bernard en 1996.

Cependant, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy aux fonctions de ministre de l’Intérieur puis de président de la République, la politique d’immigration française s’est considérablement durcie et d’inquiétantes dérives sont aujourd’hui pointées par des associations comme Réseau Education Sans Frontières ou la Ligue des Droits de l’Homme.

Cette politique est clairement assumée, comme en témoigne la création du « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », et la mise en place de quotas d’expulsions. Pourtant, l’opinion publique ne semble pas se préoccuper outre mesure de la question. Où est passée la France « black blanc beur » dont on se félicitait après la victoire des Bleus en coupe du monde ? Où sont ceux qui manifestaient entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002 pour barrer la route au Front National ? 
N’y a-t-il plus que le pouvoir d’achat et la vie privée du président qui intéresse les français ???!


Je vois quelques raisons possibles à cette « anesthésie générale » de l’opinion :

-       Les journaux et télévisions sont particulièrement discrets sur le sujet, ou l’abordent dans la rubrique des faits divers, lors de mouvements de grève de la faim par exemple. 

-       L’idéologie dominante véhiculée par les autorités présente l’immigration comme une menace qu’il faut endiguer, car elle serait à l’origine d’une partie du chômage, du déficit de l’Etat et des problèmes d’insécurité. Le vocabulaire employé est stigmatisant : les migrants sont appelés « clandestins », leur séjour est dit « illégal »…

A force d’entendre les mêmes propos répétés, ceux-ci se sont banalisés. Le terme même de « sans-papiers » semble occulter que nous parlons avant tout d’êtres humains… 

-       Les défenseurs de la cause des sans-papiers sont souvent discrédités, qualifiés de « gauchistes », « d’irresponsables ou d’idéalistes n’ayant rien compris à la situation de la France », voire « d’affabulateurs » lorsqu’ils dénoncent des mauvais traitements.

 

« Liberté, Egalité, Fraternité », ça vous dit quelque chose ?

 

Il parait que les valeurs républicaines sont à la mode…

Alors permettez-moi de rappeler quelques principes fondamentaux de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, signée par la France en 1948 :



Article 2 : Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Article 9 : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 13 : Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14 : Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

Article 15 : Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

 

Selon l’esprit de ce document, ratifié par 48 pays, la planète terre appartient donc à l’ensemble des êtres vivants qui la composent, qui sont alors libres d’aller et venir, à condition de respecter les règles nécessaires à la vie en communauté.

La question du contrôle de l’immigration ne devrait donc même pas se poser !!!

Hélas, la Déclaration des Droits de l’Homme n’est « qu’un » idéal à atteindre, et ses principes ne sont que partiellement retranscrits dans la Constitution Française.

Aussi, la France, tout comme ses voisins européens, a légiféré à plusieurs reprises pour contrôler l’arrivée et le séjour des étrangers sur son territoire. Suite à la constitution de l’Union Européenne, ce dispositif concerne aujourd’hui les ressortissants des pays hors UE.

 

Mais au-delà de la question de la régulation des flux migratoires, ce sont les méthodes mises en place par MM. Sarkozy et Hortefeux qui à mon sens interpellent et méritent notre plus grande vigilance aujourd’hui :

 

-          La constitution de fichiers de renseignement


Le fichier « ELOI » (pour éloignement) répertorie les étrangers en situation irrégulière, mais aussi leur famille, les personnes qui les hébergent ou qui leur rendent visite en centre de rétention.

Certains observateurs s’inquiètent également de la création en 2005 de la « base élèves ». Officiellement, ce fichier recense l’ensemble des enfants scolarisés dans le primaire et le secondaire, afin de suivre leur scolarité. Mais il pourrait également contenir des informations sur l’origine ethnique des enfants et leur famille, susceptibles d’être utilisées à d’autres fins. 



-         
La mise en place de quotas d’expulsion, qui augmentent chaque année


15 000 expulsions en 2004, 20 000 en 2005, 25 000 en 2006 et 2007, 28 000 pour 2008…

Les quotas décidés par N. Sarkozy sont devenus des objectifs à atteindre, et pour cela le ministre Hortefeux ne manque pas de convoquer les préfets pour évaluer leurs résultats.

Récemment, des employés de l’ANPE, la Poste, ont dénoncé des pressions qui les incitaient à fournir des informations sur les personnes en situation irrégulière. Il en est de même pour certaines entreprises et agences d’intérim.

Pour décourager les personnes qui souhaiteraient défendre la cause des sans-papiers, l’argument juridique est de plus en plus souvent avancé : « l’aide au séjour irrégulier » est passible de cinq ans de prison et de 30 000 euros d’amende. Pour l’instant les condamnations restent légères, mais cela pourrait évoluer. 

Pour exemple, François Auguste, le vice-président de la région Rhône Alpes, a écopé d’une amende de 450 euros pour avoir tenté de s’opposer au décollage d’un avion contenant une femme expulsée avec son enfant. Au moment des faits, il a également été violenté par des policiers puis placé en garde à vue.

L’effet pervers majeur de cette « politique du chiffre » est de tenir de moins en moins compte des situations individuelles. Ainsi se voient expulsées des personnes qui pouvaient parfaitement prétendre à une régularisation (résidence depuis plusieurs années sur le territoire, maitrise du français, emploi en CDI, enfants scolarisés, intégration sociale, absence d’antécédents judiciaires…). Le résultat : des familles séparées, des parcours brisés.


-          Le retour des rafles policières


Rafle : arrestation en masse faite à l’improviste par la police (dictionnaire Larousse).

Même si ce terme est associé aux heures les plus sombres de l’Histoire, il semble qu’il soit approprié pour désigner ces importants dispositifs policiers intervenant à des endroits stratégiques (métro, gares…) et réalisant des contrôles d’identité au faciès, de manière tout à fait arbitraire.

Depuis les nouvelles lois de 2006 et 2007, la police peut désormais procéder à des arrestations en tous lieux, jusque dans les écoles, les hôpitaux et les blocs opératoires.

Des témoignages font même état d’arrestations d’enfants au sein de leurs classes.

AfficheRESF30.jpg 

Sur ce point, n’est-il pas inadmissible d’infliger pareille violence psychologique à des mineurs et à leurs camarades, d’autant plus qu’en faisant intervenir la police on laisse sous-entendre que l’étranger est dangereux… 


L’école n’a-t-elle pas justement pour mission d’apprendre à vivre ensemble et lutter contre la xénophobie ?


Saluons donc les actions des directeurs d’écoles, enseignants et parents d’élèves qui se mobilisent. Malheureusement, ils ne sont pas souvent entendus.

-        





 
Les enfermements en centre de rétention


Pour rappel, la rétention administrative est autorisée depuis 1981 (loi Bonnet et Peyrefitte). 
Elle consiste à placer les personnes en attente d’expulsion dans des locaux qui « ne relèvent pas de l’administration pénitentiaire ».

A l’origine, la durée maximum de rétention était fixée à 7 puis 12 jours. En 2003, N. Sarkozy a fait voter une loi pour l'allonger à 32 jours, et en 2008, un projet de directive européenne propose de la porter à 6 mois !

Il existe aujourd’hui 24 centres de rétention pour un total de 1443 places (Source : CIMADE), auxquels il faut ajouter 150 locaux de rétention administrative.

Depuis 2005, la loi autorise l’enfermement des familles et même des enfants en bas âge.

Les conditions de séjour à l’intérieur des CRA sont difficiles à évaluer, en raison du peu d’informations qui filtrent, et du nombre limité d’intervenants autorisés à y entrer. Néanmoins, les témoignages se multiplient pour décrire un univers carcéral, dans lequel les conditions de promiscuité, de confort et d’hygiène sont incompatibles avec la dignité de personnes qui n’ont pas commis d’autre crime que de vouloir séjourner sur le territoire français.

Il semblerait que les violences physiques et psychologiques (insultes, privation de sommeil…) y soient régulières de même que le recours aux médicaments psychotropes...

 

En guise de conclusion, je vous invite à lire quelques témoignages parmi les liens suivants. Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cet article, et espère vous avoir donné envie d’en savoir davantage.

 
Lynette


TEMOIGNAGES

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Sur le site de l’association « Réseau Education Sans Frontières » :

http://www.educationsansfrontieres.org/?rubrique331

Blog : « A l’école des sans-papiers »

http://sanspapiers.blogs.liberation.fr/sans_papiers/2007/10/arrestation-dun.html

Journal : « le quotidien des sans-papiers »

http://quotidiensanspapiers.free.fr/

 

INFORMATIONS PLUS GENERALES

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GISTI : groupe d’information et de soutien des immigrés, spécialisé dans le droit des étrangers

http://www.gisti.org/index.php

CIMADE : accompagnement des migrants et demandeurs d’asile

http://www.cimade.org/

Rapport d’Amnesty International sur la France pour l’année 2006

http://thereport.amnesty.org/fra/Regions/Europe-and-Central-Asia/France

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