Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 21:00



Depuis que j’ai quitté le CHU de Grenoble pour travailler en intérim (et retrouver le contrôle de ma vie...), je fais le tour des maisons de retraite de mon agglomération, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l'on est en droit de s’inquiéter à très court terme pour l’avenir de nos anciens, et notamment les plus dépendants d’entre eux.


Certains d’entre vous ont peut être vu le reportage des « Infiltrés » sur France 2, dans lequel une journaliste se fait passer pour une auxiliaire de vie, et filme le quotidien d'un établissement en caméra cachée. On peut y voir des personnes âgées en mal d’écoute, ayant l’impression de vivre « comme des animaux ». Le reportage présente notamment des scènes d’agressivité entre personnel et résidents, et des conditions de sécurité insuffisantes.


Ce reportage a pu vous choquer, c’est compréhensible, néanmoins, sachez qu’il reflète réellement ce qui se passe au quotidien dans nos maisons de retraite. Et l'on ne prend pas le chemin d’une amélioration, bien au contraire…
Je vous propose une petite analyse de la situation actuelle, et des origines du "malaise".



Comment expliquer de telles conditions de séjour dans les unités gériatriques ?



- Rappelons tout d'abord les spécificités du travail auprès des personnes âgées...


Tout comme la grossesse, le vieillissement n'est pas en soi une maladie ! Mais il apporte son lot de "désagréments", variables selon les personnes : 

           - diminution du tonus musculaire
           - troubles de la continence urinaire et fécale
           - troubles de la déglutition
           - troubles sensoriels (perte d'acuité visuelle, auditive, tremblements des mains)
           - troubles cognitifs (pertes de mémoire, désorientation, déambulation...)

Au quotidien, pallier à ces troubles passe par une foule de petits détails, qui ont leur importance, car lorsque la santé est plus fragile, le moindre "bobo" peut avoir des conséquences dommageables et durables.

Exemple 1 : l'importance de sècher parfaitement les "plis cutanés" lors de la toilette (sous les aisselles, plis de l'aine, entre les orteils...) afin de prévenir la macération et l'apparition de mycoses.

Exemple 2 : l'importance de changer de position toutes les 3 heures les personnes alitées grabataires, et masser les points d'appui, afin de prévenir l'apparition d'escarres (plaies extrêmement douloureuses et dont la cicatrisation est ensuite longue et difficile).

Contrairement aux idées reçues, le travail en gériatrie requiert donc une bonne formation, de la rigueur et de la méticulosité.


- Une pénibilité du travail qui favorise l'épuisement physique et psychologique des soignants


La pénibilité physique réside dans la répétition des soins d'hygiène et d'aide à la mobilisation : les aide-soignants (ou auxiliaires de vie "faisant fonction") sont souvent seuls pour tourner les personnes dans leur lit, ou les lever dans leur fauteuil. Il existe des lève-malades électriques, encore faut-il que la structure ait les moyens d'en acheter un, et le cas échéant, qu'il soit en état de marche (le faire réparer prend invariablement des semaines, allez savoir pourquoi...).

Comme actuellement les effectifs sont réduits au minimum pour raisons budgétaires, disons le clairement, les toilettes du matin sont réalisées à la chaine. Avec pour conséquence une augmentation des risques de troubles ostéo-articulaires (mal de dos, tendinites...).

Précisons enfin qu'en cas d'arrêt de travail, le soignant n'est pas systématiquement remplacé, et la charge de travail est alors reportée sur les collègues restants (sans compensation salariale, bien entendu).


Mais parlons également de la pénibilité psychologique du travail en gériatrie, encore moins reconnue.

Le vécu du vieillissement, la perte d'autonomie, provoque chez les personnes âgées un bouleversement des repères et de la personnalité.

Ainsi, certaines d'entre elles "régressent", se placent dans une position d'enfant par rapport au soignant, alors considèré comme un parent nourricier. Elles pourront avoir tendance à se laisser assister, ou attacheront une importance considérable aux détails du quotidien (proche des rituels obsessionnels).

Ces personnes nécessitent d'être stimulées, mais aussi parfois recadrées, car elles tendent à "vampiriser" les soignants au détriment des autres résidents.

D'autres personnes extérioriseront leur mal être par de l'agressivité (de l'oubli des formules de politesse élémentaires aux jurons, insultes, crachats, griffures,...).

En tant que soignant, il est donc important de savoir repérer l'origine de cette agressivité, afin de ne pas se laisser entrainer dans une spirale de violence.
Mais cela devient plus difficile lorsque le temps manque, et/ou que l'on est soi-même fatigué.

Il faut enfin évoquer le cas des personnes démentes, qui, faute de place dans les unités de gérontopsychiatrie, se trouvent hébergées dans les structures traditionnelles. Les troubles du comportement sont alors majeurs, et difficiles à vivre aussi bien pour les soignants que pour les autres résidents : déambulation avec risque de fugue et de chute, logorrhée (la personne parle sans cesse, ses propos sont incohérents, voire parfois limités à quelques syllabes, répétées en boucle), tendance à se dévêtir, coprophagie (la personne joue avec ses excréments, voire les mange...), pour n'en citer que quelques uns.

Ce tableau est certes assez cru, mais je pense qu'il est important de faire connaitre la réalité du quotidien en gériatrie. Il y a aussi des moments formidables où l'on rit, où l'on partage entre jeunes et moins jeunes.
Mais globalement, il reste indispensable que le soignant ait des qualités de patience et d’endurance.


- l'insuffisance de moyens humains accélère le processus d'épuisement


Actuellement, le "ratio" est d'environ un soignant pour sept personnes âgées. Sur le papier, cela peut paraitre raisonnable, mais en pratique, il ne permet pas de personnaliser les soins, ni de consacrer suffisamment de temps au relationnel. Nous obtenons donc un processus de gestion collective des personnes, qui donne effectivement l'impression aux résidents d'être traités "comme des animaux".

Les soignants en ont conscience, pour la plupart. Mais ayant le sentiment de ne pas être reconnus pour leur travail, mal payés, ils se fatiguent, se démotivent, et la qualité des soins en pâtit (retard dans la réponse aux sonnettes, changes à heure programmée, etc...). Insidieusement, les frontières de la négligence et de la maltraitance deviennent floues... 

Parfois éclatent les conflits d'équipe. On en vient à compter le nombre de toilettes réalisées et à "enfoncer" la collègue qui en fait moins parce qu’elle est moins rapide ou qu’elle discute trop avec les résidents. Certains démissionnent et vont chercher meilleure fortune ailleurs, d’autres restent sans remettre en question le système, et la vie continue. L’institution devient pathologique, c’est de la faute de tout le monde et de personne à la fois, ce qui permet à chacun de ne pas trop culpabiliser, même si le malaise est bien perçu.

Mais les victimes collatérales de ce système, ce sont bien les personnes âgées.



La ville de Grenoble va bientot fermer trois maisons de retraite parce qu'elles coutent trop cher !



Nous ne sommes pas au bout de nos peines, car les décisions politiques actuelles ne vont pas dans le sens d'une augmentation de moyens, malgré l'illusion donnée par le "plan Alzheimer" du président.

La France est actuellement confrontée à une pénurie de places en maisons de retraite. Mais dans le même temps, pour améliorer les conditions de séjour, il serait bon de multiplier les petites structures, proches du cadre de vie habituel des résidents, en les dotant d'un personnel suffisant, et qualifié... Alors oui, ça coûte plus cher, mais cet effort n'est-il pas envisageable pour des citoyens qui en leur temps ont travaillé et rendu service à la collectivité ?

Fin 2009, la ville de Grenoble fermera l'établissement des "Delphinelles", parce que son fonctionnement n'est pas suffisamment rentable.

Je suis d'autant plus révoltée qu'il s'agit d'un des rares exemples de structure à taille humaine (trois unités de quartier accueillant entre 19 et 25 résidents chacune). Pour y avoir effectué plusieurs remplacements, l
’ambiance y est plutôt conviviale, et les résidents sont dans l’ensemble satisfaits des prestations. Mais cet argument ne pèse apparemment pas bien lourd...

Le futur consiste t'il dans la construction "d'usines gériatriques", qui risquent fort de devenir des mouroirs ? 

Tout aussi inquiétant, où nous mènera cette logique selon laquelle les citoyens ne créant plus de richesses ne méritent pas que leur soient octroyés les moyens de vivre dans la dignité la plus élémentaire ? 

Par Lynette - Publié dans : Actu sociale et politique - Communauté : Les blouses blanches
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

bonjour, contente de te lire à nouveau. Que dire si ce n'est que je suis tout à fait d'accord avec les propos que tu tiens dans ton article. J'aime beaucoup ton sens de l'analyse ainsi que ta manière d'écrire. A bientôt de te lire à nouveau.
Commentaire n°1 posté par Oiseau2nuit le 18/03/2009 à 21h20
Juste un mot pour te dire que je trouve ton blog trés sympa et proche de la réalité. Je suis IDE en long séjour et je retrouve effectivement tout cela. Récemment j'ai demandé à passer de nuit définitivement(pour un certain temps du moins), j'aime les personnes âgées et l'un des raisons qui fait que j'ai demandé ce changement de poste c'est parce que je commençais à saturer des soins à la chaine, du peu d'écoute je pouvais leur accorder au profit de la paperasse grandissante et pour laquelle on se fait presque taper sur les doigts si on ne la remplit pas...Quand j'ai commencé à bosser dans le service, il y avait des aides soignantes et ASH faisant office d'aide soignante, super motivées et à l'écoute malgrés la charge de travail. Des départs à la retraite non remplacés ont fait que ces conditions ce sont vite dégradés: épuisement du personnel, rappel incessant sur des jours de repos, avec l'éternelle litanie: vous comprenez c'est pour les résidents, sinon il y aura personne ... Bref, le travail de nuit est plus physique(car nous sommes 2 pour 38 patients qu'il faut changer)mais aussi nous prenons plus de temps pour discuter un peu avec eux, pour faire des PE meilleurs, pour calmer leurs angoisses. Je retrouve enfin mon métier au prés des patients et non plus secrétaire frustrée...Je revis littéralement avec un planning qui ne change pas d'un jour sur l'autre, ma vie personnelle reprend ainsi sa place avec la reprise d'activité qui me plaisent,je profite de ma famille,de mes amis, des visites plus fréquentes chez mes parents et grands parents,beaux parents. Jusqu'à quand ? ils parlent déjà lors du changement d'hôpital(nous allons avoir de nouveaux locaux)de passer à 1 IDE de nuit pour 80 résidents avec 2 AS ... Et si cela se fait, je pense que à mon tour je quitterai la fonction publique hospitalière...L'hopital va trés mal contrairement à ce que dit notre chère ministre de la santé aveugle et sourde...
Commentaire n°2 posté par HoaSen le 21/05/2009 à 18h38
Merci pour ton témoignage, je comprends tout à fait ton ressenti. J'ai fait un remplacement il y a peu de temps dans une unité de long séjour, un week end du matin : nous étions une équipe de 4 personnes (l'infirmière, 2 aide-soignantes et l'ASH qui faisait fonction d'AS) pour 25 toilettes, les soins et les médicaments... Nous avons du nous limiter pour chacun à la "petite toilette", le visage et les mains, avec la "bénédiction" du cadre infirmier ! J'ai détesté travailler comme ca, malgré tout l'essentiel a été fait, et c'est donc le même scénario tous les weeks ends : l'établissement ne compte pas augmenter l'effectif puisque finalement, "on s'en sort", et l'unité coute déja trop cher... Triste constat.

En tout cas c'est bien pour toi si tu as réussi à trouver un équilibre avec un poste de nuit. Je te souhaite bonne continuation.
Réponse de Lynette le 23/05/2009 à 18h33
Oui, la gériatrie est une discipline qui n'attire plus personne ( médecins y compris ). D'où notre adhésion complète aux problèmes qui sont soulevés ici... lesquels rejoignent hélas Notre domaine itou. Amitiés sincères...
Commentaire n°3 posté par psykophage le 16/11/2009 à 03h36
Bonjour, je me nomme sabah et je suis actuellement étudiante en 3ème année d'ifsi en ile de france.J'ai eu l'occassion de travaillé en maison de retraite et pour les même raison qui vous choque j'ai décidée d'effectuer mon mémoire deçu mais malheuresement jai du mal a obtenir de la documentation me permettant de mettre en valeur notre travail dans le bien etre des personnes agées.Et plus particulierement quand au moyens de favoriser le maintien des liens socio-affectifs.Si vous aviez des ouvrage a me conseiller ou bien des impressions a me faire partager je vous en serait reconnaissante.Merci
Commentaire n°4 posté par sabah le 25/01/2010 à 11h39
Bonjour Sabah, alors comme ça tu fais partie de la dernière promo qui aura la chance de rédiger un TFE, félicitations !! As tu entendu parler des travaux de Y. Gineste et R. Marescotti ? Ils ont écrit le livre "Humanitude", et sont à l'origine d'une philosophie de la bien-traitance en gériatrie et en soins palliatifs. Leur association essaie de développer leur méthodologie de soins dans certains établissements (qui mettent plus de moyens en personnel, en général). Peut être y en a t'il un près de chez toi ? J'ai vu qu'ils ont un site : http://www.igm-formation.net/
Un conseil, au début de ton mémoire, il faut diversifier au maximum tes sources d'information, donc c'est une piste parmi d'autres... Bon courage !
Réponse de Lynette le 26/01/2010 à 12h25
Un grand merci pour cette information qui m'ouvre des portes et des reflexions interessantes je l'espère.
Commentaire n°5 posté par sabah le 26/01/2010 à 15h11
bonjour, je suis diplômée aide soignante depuis septembre je travaille actuellement en maison de retraite deux de mes collègues ont 12 résidents environ ils sont atteint de la maladie alzheimer ou se sont des résidents psy ma collègue et moi nous avons les patients les plus lourd j'en ai 8 dont 4 très lourd j'ai un temps de travaille limité c'est à dire 3h15min toilette+désinfection+lit+manutention pour chaque résident je n'ai pas fait ce métier pour travailler à la chaine mais pour prendre soin et je n'en peu plus je souhaiterais savoir qu'elle est le texte de loi ou le décret sur le temps minimum d'une toilette par patient ou résident notre infirmière coordinatrice nous soutient surtout que la direction affirme que nous sommes en sureffectif et veulent nous rajouter des résidents merci de me répondre
Commentaire n°6 posté par virginie le 31/01/2010 à 22h58
Bonsoir Virginie, ça fait toujours mal au coeur de lire ce type de témoignage, je comprends tout à fait ta souffrance. Malheureusement, je ne pense pas qu'il existe de texte de loi concernant la durée minimum des soins d'hygiène. Par contre en faisant une petite recherche j'ai trouvé un article qui pourrait t'intéresser sur l'éthique de la profession aide soignante : http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=EMPA_068_0106 (pour lire l'article dans son intégralité il faut l'acheter 4€, mais ça vaut peut être le coup?).

Effectivement, les directions d'établissement sont souvent bien plus préoccupées par les gains financiers que par les conditions de travail du personnel, mais justement, les personnes agées et leurs familles paient cher (souvent 1500 euros par mois, voire plus), donc elles sont en droit de réclamer une prestation de qualité. Donc, parfois ce sont les revendications (constructives) des familles, quand elles appuient celles du personnel soignant, qui font pencher la balance pour recruter du personnel supplémentaire. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a peut être à espérer d'une alliance des résidents / familles avec l'équipe soignante, si le dialogue est possible bien sur... En tout cas je pense que tu as raison de dénoncer cette situation. Si cela persiste et que cela devient destructeur pour toi, essaie de changer d'employeur... Bon courage à toi et n'hésites pas si tu as besoin de conseils, si je peux t'aider c'est avec plaisir.
Réponse de Lynette le 02/02/2010 à 00h12
bonjour lynette, je te remercie pour ta réponse malheureusement l'endroit ou je travaille la plus grande majorité des résidents sont sans famille ou la famille se désintéresse complètement à part pour certain qui sont en minorité. Comme toi j'ai fait de nombreuses recherches sur le net sans aucune réussite mais je sais qu'il existe un texte de la DRASS à ce sujet car notre prof nous l'avait montré pendant notre formation mais aujourd'hui elle est injoingnable. Je te remercie je vais continuer mes recherches.
Commentaire n°7 posté par virginie le 02/02/2010 à 12h12
Bonjour,
Je lis votre article avec beaucoup d'intérêt et de curiosité.Contrairement à mon blog (qui n'a rien à voir avec notre métier) je suis Cadre de santé, gérontologue et responsable des soins au siège de la Fondation Caisse d'Epargne pour la Solidarité qui gère une centaine d'établissements, pour la plupart des EHPAD, dont un certain nombre dans la région Grenobloise. Je vous rejoins sur une grande partie de votre démonstration et suis, comme vous très inquiet pour ce type de prise en charge.J'ajouterais simplement que si les ratios sont dramatiquement faibles, il existe malheureusement beaucoup d'autres raisons pouvant expliquer cette situation, liées à un manque cruelle de formation et de qualification, l'absence de Projet (projets d'établissement, projet de vie, ..)et des soignants souvent peu au fait de leur rôle propre.Je suis en relation avec la Présidente de l'Ordre des Infirmiers et souhaiterai avec elle, présenter un travail à la Secrétaire d'Etat pour tenter d'améliorer cette situation. Votre témoignage est important. Plus encore que "les Infiltrés" dont le principe est assez peu déontologique, essayez de regarder le film "24 h dans la vie d'un EHPAD", disponible en DVD à la SFGG (programme MOBIQUAL).Si cela ne vous dérange pas, j'aimerais pouvoir échanger avec vous sur ce sujet, recueillir d'autre témoignages.
En vous remerciant.notre site est www.fces.fr (philippe.muller@fces.fr)
Commentaire n°8 posté par Philippe MULLER le 03/05/2010 à 16h21
bonjour

suis Auxiliaire de vie en "maison de retraite"...
"Maison de retraite" entre guillemets, car appelons ces lieux : "entrepôt de stockage d'âmes usées par le temps et le travail en attente de rejoindre l'au-delà " !!
- La retraite est un statut, pas une maladie comme le dit -très justement lynette
- "Les vieux rapportent", les" vieux sont un nouveau marché, un super créneau "! .."les vieux ont de l'argent".
les vieux = nouveau cheptel bon à traire...
JE CONFIME le témoignage de Lynette à tous les niveaux ..

Non monsieur Muller, ce ne sont pas des "démonstrations"
ce sont des Témoignages, pas de termes réducteurs svp...

Non monsieur Muller, c est FAUX, ce n'est pas une question de manque de formation...ni manque de projet...
Le personnel motivé, expérimenté, formé, diplomé Existe...
il n est pas Reconnu car dirigés par des boursicoteurs..
Oui lynette, votre TEMOIGNAGE est EXACT à 200%...
L' argent de nos vieux se déverse dans l'escarcelle des CADRES VORACES DEPOURVUS D ETHIQUE POUR QUI SEUL L ARGENT A UN SENS...
L argument qui consiste à dire : manque de personnel et manque de projets , est un argument FALLACIEUX, ayant pour objectif insidieux de nous faire accepter cette idée Facile d'accuser l'état
Stratégie de financiers..pour qui le retraité est côté en bourse..
HALTE à la Manipulation !!
OU VA L ARGENT DES RESIDENTS qui payent 1500 à 2500e par mois ?
Les maisons de retraites sont côtés en bourse : scandale !
Commentaire n°9 posté par habiba el marakchia le 04/12/2010 à 10h38
merci de ton temoignage ; il ne me rassure pas mais me confirme que ce que je constate et tente de faire remonter a mes cadres n'est pas "un ressenti d'infirmière qui sature aprés 26ans de mètier" ce qui m'inquiète c'est que je croise un paquet de collègues qui meme fraiches diplomées ne se choquent pas des manquements pratiqués Tu parles de maintien de l'autonomie ce qui pour moi fait partie de nos devoirs pour le maintien de la dignité mais ce n'est pas compris dans les quotats de gestion ;les personnes incontinentes sont changées mais moins lavées ; les pieds ;il y a 10 ans c'était jamais le dimanche maintenant c'est le jour de la douche !la mobilisation ; "mais il a le kiné!" c'est pour cela que les établissements peuvent calculer une ASet une IDEpour 50residents !je retrouve certaines scenes que j'ai déja vu dans les années 80.LES EPHADS C EST DU PLACEMENT FINANCIER ;cela me rappelle un film "le soleil vert"et j'en suis fortement attristée
Commentaire n°10 posté par pascale geoffroy le 20/05/2012 à 00h54
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus